Les céramiques : des matériaux d'avance
Aujourd’hui, les céramiques techniques prolongent la tradition centenaire d’innovation de l’industrie porcelainière limousine. Elles ouvrent de nouvelles opportunités de développement dans tous les types d'industries nécessitant des matériaux uniques et innovants comme la médecine, l’aéronautique et l’espace, l’environnement, l’énergie, les transports, l’électronique, etc.
Le Limousin s'est organisé pour exploiter ces gisements de création d'emplois et de richesses.
Photo : J-C Dupuy pour Limousin Expansion
Des entreprises industrielles qui embrassent la modernité.
Près de 80 établissements industriels, 190 entreprises et plus de 3000 emplois donnent la mesure d’un secteur en mutation : outre la porcelaine et les céramiques sanitaires, une trentaine d’industriels limousins ont ouvert de nouvelles voies.
Les céramiques techniques se retrouvent aujourd’hui dans les enceintes de confinement de réacteur nucléaire, les rotatives d’imprimerie, les filtres à particules, les optiques de précision de lasers militaires, les prothèses orthopédiques et chirurgicales, etc.
Le traitement de surface constitue une autre application des céramiques qui permet d’améliorer les performances et la longévité des pièces qui en bénéficient.
Une dizaine de fournisseurs de la filière, de la décoration à la livraison d’usines clé en main en passant par la fabrication de machines industrielles constituent un réseau de PME à forte valeur ajoutée étroitement associées au développement des nouvelles applications des céramiques. Leurs savoir-faire en ont fait les fournisseurs des plus grands groupes internationaux.
Une culture du transfert de technologies
Limoges est au cœur de la recherche européenne en matière de céramiques techniques : 500 chercheurs travaillent dans les laboratoires publics et privés du Pôle Européen de la Céramique (PEC) piloté depuis le Limousin. Un tiers des forces vives de la recherche publique française du secteur se situe en région et rayonne au niveau international.
Se trouvent en particulier à Limoges les laboratoires du Groupe d’Etude des Matériaux Hétérogènes (GEMH) qui développent de nouveaux matériaux à partir de liants minéraux que le SPCTS, une unité du CNRS, spécialisé dans la science des procédés céramiques et de traitements de surface.
Ces laboratoires ont permis la création en Limousin de 3 des 6 centres techniques de transfert de technologies que compte le Pôle Européen de la Céramique : le Centre d’Ingénierie en Traitements et Revêtements de surface Avancés (CITRA), le Centre de Transfert de Technologies Céramiques (CTTC) ou encore le Centre de Recherche sur les Arts du Feu et de la Terre (CRAFT).
Une offre de formation entre université et grandes écoles
Une dizaine de formations de haut niveau permettent au secteur de disposer des compétences nécessaires à son développement. Elles sont proposées soit par l’Université de Limoges, soit par des écoles d’ingénieurs nationalement reconnues (ENSIL, ENSCI et ENSA).
Un pôle de compétitivité qui s’appuie sur un pôle européen constitué
Le potentiel de recherche et l’existence d’une filière complète en Limousin avaient déjà décidé les professionnels et leurs partenaires institutionnels à créer au début des années 2000 un Pôle Européen de la Céramique (PEC) pour doper l’activité de la filière et renforcer les collaborations entre recherche et industrie pour développer de nouvelles activités à forte valeur ajoutée.
Cette démarche a été renforcée par sa labellisation par l’État comme « Pôle de compétitivité ». Depuis 2005, année de création du PEC, 74 projets ont ainsi pu voir le jour pour 101 M€ de budget.




